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Critique littéraire #45 – Taonga, L’île mystérieuse.

 

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Voulant agrandir ma connaissance dans le genre de la littérature jeunesse, je souhaite me plonger dans tous les types de lectures et là, c’est bien sur la BD jeunesse que j’ai jeté mon dévolu, et je n’ai pas été déçu.

Je suis donc tombé sur Taonga, L’île mystérieuse. Imaginé par Nathaniel Legendre et dessiné par Simona Fabrizio. C’est une petite BD avec 1 seul tome pour l’instant, mais qui va nous guider dans un univers qui leur est propre, j’en suis sûre, au fil des tomes.

De nos jours, dans l’archipel de Bora-Bora, Kirīni, la fille unique du chef du plus grand clan de l’île est sans cesse marginalisée par les autres enfants de son âge. Qu’importe, elle se réfugie dans les textes sacrés et les mythes du peuple maori et rêve de venir ami avec l’impertinent Kupe qu’elle va finir par approcher. Un beau jour, une nouvelle île surgit de nulle part. C’est de mauvaise augure et les anciens s’affolent. Mais Kupe et ses amis sont convaincus qu’ils ont là une solution à la pénurie de poissons qui sévit depuis plusieurs mois… Kupe et Kirini vont se retrouver projetés sur cette terre qui cache bien des mystères…

C’est donc au milieu d’un clan que nous commençons l’histoire, avant de terminer sur une petite île inconnue.

Le fait de suivre une fille, qui est donc l’héroïne de l’œuvre, m’a séduite. J’aime lorsque c’est une femme qui prend en joue son propre destin et part à l’aventure. Avec Kirini, c’est l’aventure qui commence. Et Kupe aussi, bien sûr. Je n’en viens pas à oublier son acolyte, pas d’inquiétude !

C’est avec une atmosphère fantastique, magique et même surnaturelle que se déroule l’histoire. Kirini a du courage, mais reste une fille d’un clan où l’homme est censé être plus fort. C’est dans cette optique qu’on voit son caractère s’imposer et son envie de voyager s’agrandir.

Les dessins sont beaux, les paysages d’une réelle douceur qui font du bien à l’oeil. Surtout lorsque nous nous trouvons sur une île aussi belle avec le clan des Maori. Nous découvrons aussi quelques caractéristiques de leur clan, leurs croyances et leurs superstition. J’aime ce côté d’apprentissage et de découverte.

Le décor magnifique de ce premier tome montre aussi un côté plus sérieux. A la fin, il est question d’un groupe d’homme « blanc » qui vient envahir l’île mystérieuse et que Kirini devra chasser.

Pouvons-nous, sans réfléchir, comparer ceci à la colonisation ? Franchement, je n’en ai aucun doute. C’est pour ça aussi que ce petit tome m’a plu, parce qu’il touche à un sujet douloureux, tout en l’invitant sous les yeux des enfants avec une douceur et une réflexion plus posé.

C’est une petite trouvaille que j’ai eu la chance de découvrir et que je vous invite à découvrir à votre tour !

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